Parfois j'aime bien écrire des nouvelles, j'aime pas trop quand on me lit mais c'est quand même le but! Donc c'est pour cela que je vous "offre" le premier chapitre, si vous aimez tant mieux, ça me fera plaisir, sinon tant pis! Je vous e********* et je continuerai à écrire. Prévenez-moi c'est tout. Evidemment je ne suis pas le nouveau Chuck Palahniuk ni Philip K.Dick mais ça me fait plaisir de faire des mini-histoires. So enjoy!
Ce n'est sans doute pas la version définitive, si vous pouvez m'aider à l'améliorer je vous en serait reconnaissant.
Prologue
La nuit était encore plus sombre que les ténèbres, on ne percevait pas une once de couleur, les étoiles avaient disparu – s'était-elle cachées pour ne plus voir la bêtise humaine? La pluie tombait sans arrêt depuis deux semaines, on ne voyait plus que deux ombres sur le toit d'un des plus hauts bâtiments de la ville, l'un portait une parka verte kaki, l'autre n'avait qu'un sweat avec la capuche rabaissée, l'eau dégoulinait sur ses cheveux argentés, ses yeux bleus luisaient dans la nuit tels des diamants. Il était appuyé sur le rebord du muret, il pointait le canon d'un 9mm sur sa tempe droite, du sang tombait en fines gouttelettes depuis son bras gauche. L'autre se contentait de regarder emmitouflé dans la capuche de sa parka, l'eau s'infiltrait dans les fibres de la veste il n'allait pas tardé à être trempé à l'intérieur. On distinguait quelques mèches blanches et ses yeux rouges qui fixaient la personne en face de lui comme si il la scannait. Ils se fixaient ainsi depuis une quinzaine de minutes quand celui sur le rebord commença à parler.
-Alors on y est? L'heure de faire un choix!
-C'est pour ça que je te pourchasse, à cause du choix.
-Si je te disais que je n'ai pas le choix de faire ce choix, tu t'en irais?
-Non! Absolument pas! Je ne crois pas ce que tu me dis sous le prétexte qu'il sort
de ta bouche. Des personnes t'ont cru, moi j'ai toujours mon libre arbitre.
-Le libre arbitre est une connerie! Ca n'existe pas, les choix n'existent pas,
on n'a jamais le choix, nos parents ont choisi nos prénoms, les gènes ont choisi
notre couleur de peau, nos défauts, nos qualités. La société te dit de faire ce qui
est bon, tu n'es plus libre, tu ne peux plus fumer nulle part, tu es étiqueté
comme une vache qu'on envoie à l'abattoir. Je vais briser tout ça, l'humanité
reviendra à l'âge de pierre, seul les plus forts survivront et nous pourrons
reconstruire une société humaine.
-Tu ne pourras jamais survivre à ce que tu vas déclencher, c'est le Chaos que tu
veux faire régner en maître. Tu es fou, t'as trop regardé Fight Club?
-Sauf que dans ce film, le fou est dans la tête de l'autre fou et là ce n'est
pas tout à fait ça. Prépare-toi, ça va bientôt commencer. Le destin venait de placer les protagonistes principaux de sa plus grande partie d'échecs, Dieu et Satan devaient se délecter de voir ce qu'ils avaient créé se détruire. Les hommes dans leur infini bêtise ne savait que détruire pour tout reconstruire, c'est à chaque fois à l'occasion de grande destruction qu'ils se sont rendus compte de leur stupidité mais à chaque fois cela recommençait.
Chapitre I : L'échiquier.
Un an plus tôt : La lune venait de montrer sa lumière blanche, aucune voiture ne roulait, la ville était pour une fois calme. L'homme marchait seul dans la rue, les mains dans les poches, il se remémorait ce que le médecin venait de lui dire, après tout il était albinos, ce qui lui arrivait était fréquent. Pourtant il ne comprenait pas, il s'était protégé toute sa vie, sa mère l'avait toujours prévenue et lui donnait ce qu'il faut, il s'était même fait opérer pour pouvoir intégrer la police internationale. A l'heure actuelle, la science avait fait des progrès incroyables concernant les maladies génétiques, ils arrivaient à corriger la vue des albinos. Il fallait pourtant toujours qu'il se protège la peau et les yeux quand ils sortaient en plein jour. Il n'en revenait toujours pas, il était partagé entre la peur de mourir demain et l'énervement. Il avait pourtant encore du travail à faire, il venait de prendre sa décision, il n'en parlerait à personne pour le moment, tant qu'il pouvait le cacher personne ne le saurait. Il devait se presser, la route était encore longue jusque chez lui.
Des cris retentissait tout autour d'elle, les murs de son appartement se rapprochait d'elle, elle avait l'impression d'être écrasée. Elle commençait à devenir folle, elle venait de perdre son emploi, un robot l'avait remplacée. Son copain l'avait plaquée pour une autre, elle ne savait plus où elle en était, peut-être que la réponse viendrait de la mort, elle la sentait près d'elle cette grande salope avec sa faux, elle l'appelait. Elle ne voulait pas répondre à son appel, elle ne distinguait même plus la barre de l'escalier, elle avait pris trop de médicaments cette fois. Sa jambe gauche parti en avant mais ne retomba pas sur la marche, sa jambe droite fléchie, elle tomba, roula en bas de l'escalier, parvenue à l'escalier, ouvrit la porte d'entrée et se jeta dehors, elle tomba du trottoir et ne vit qu'un morceau de roue de voiture à quelques centimètres d'elle.
La réalité est toujours loin quand on est dans le grand tunnel blanc mais par moment on arrive à en distinguer des brides, là, elle n'entendait que des hurlements, des bruits électroniques tout autour d'elle.
« - Dites moi qu'elle a des chances de s'en sortir! Je peux rien vous dire si vous me posez la même question toutes les cinq minutes, monsieur et fichez le camp on va rentrer en salle d'opération. » La nuit était noire, plus noire encore qu'on ne peut l'imaginer. Elle était devenue un cauchemar pour plusieurs personnes dans le monde. Des destins venaient de se briser en une minute new-yorkaise.
Tout le monde se cherche une identité certains y arrivent rapidement et d'autres n'y arrivent jamais. Ask a toujours vécu dans l'ombre des autres à se poser des questions sur lui, il a toujours vécu dans l'incertitude, il procédait par imitation de ses amis et à chaque grande étape de sa vie il téléphonait à son père pour savoir quoi faire après. Il ne le savait pas mais bientôt il changerait du tout au tout devenant un autre qu'il n'aurait jamais imaginé pouvoir devenir. Son destin était en route, les Moires tissaient son fil qui devenait de moins en moins épais au fil des jours, il faudrait bientôt le couper ou le fil lâcherait tout seul.
Chase était habitué depuis tout petit aux moqueries, il s'en fichait, il savait qui il était et il se considérait comme unique, il se voyait égal aux autres pourtant cet avis n'était pas celui de tout le monde. Ces collègues de travail le voyaient comme une anomalie surtout son chef qui ne l'appelait jamais par son prénom mais le surnommait « Blanche Neige ». Il travaillait généralement de nuit puisqu'il était albinos. Demain matin, il se lèverait mais de la même manière, il savourerait son petit déjeuner, sa vie n'aura plus jamais le même sens, il ne croyait pas au destin il ne croyait qu'en ce qu'il avait en lui-même, ses gènes étaient défectueux mais il s'en fichait désormais, il allait essayer de profiter au maximum de la vie, la saloperie qui grandissait ne lui ne l'empêcherait de vivre durant les trois années qu'il lui restait.
Comme tous les hivers en Norvège le soleil ne se levait jamais, les personnes ne distinguaient plus le jour de la nuit, les insomnies étaient nombreuses et la fatigue très présente dans les bureaux. Ask ne dormait plus depuis deux jours, sa soeur avait été emmenée à l'hôpital après sa tentative de suicide, son état était toujours critique, elle avait heurtée une voiture après s'être bourrée de médicaments. Il se demandait pourquoi elle avait fait ça. Si elle venait à mourir il n'aurait plus de famille, ses parents l'avaient rejeté et était morts dans son coeur, sa soeur était son unique lien, elle lui permettait de tenir bon. Il cumulait les petits boulots depuis deux ans. Le téléphone se mit à sonner dans l'obscurité étouffante de l'appartement, il ne savait même pas quelle heure il était. Il se leva difficilement de son fauteuil et alla décrocher. - Allô? - M Whaî? - Oui, c'est moi qui est à l'appareil? - C'est l'hôpital, pouvez-vous venir? Le docteur voudrait vous voir, c'est urgent! - J'arrive, je serai là dans cinq minutes. Il alla dans la salle de bains se décrasser un peu le visage, il alluma la lumière et se regarda dans le miroir, des cernes aussi noires que la nuit montraient sa fatigue. L'obscurité incessante qui régnait sur la ville et sur les vies de chaque individu agissaient tel des drogues sur Ask et le maintenant perpétuellement dans un état proche du bad-trip, toujours près de se planter la tête la première et pourtant toujours éveillé. Il suivait les lignes blanches de la route qui le menait jusqu'à l'hôpital, les lumières de chaque lampadaire l'aveuglait, était-ce la nuit, était-ce le jour.
C' était comme recevoir un coup de massue ou se faire tabasser par quinze mecs en même temps, ça fait mal, on n'y croit pas vraiment, on se demande ce qui se passe et pourtant ça arrive. Ce qu'il pouvait redouter le plus venait d'arriver, sa soeur venait de mourir, elle avait repris conscience et était morte l'instant d'après. Que faire? Il n'y avait plus rien à faire! Elle était morte, il était seul, perdu au beau milieu de ce monde. Il venait de perdre le dernier membre de sa famille, le seul pour qui il était quelqu'un. Il fallait pourtant faire quelque chose. Mille idées fusaient dans sa tête, trouver le responsable de son suicide et le faire payer, la rejoindre, lui qui était déjà au bord de la dépression se disait que dans sa mort résidait peut-être le sens véritable de sa vie, ce serait peut-être là qu'il serait heureux? Mais comment faire? Il fallait trouver un moyen rapide et qui ne blesse personne, se jeter par la fenêtre c'était le plus rapide à ses yeux et il y en avait justement une en face de lui. Sauf que dans un hôpital les fenêtre sont renforcés, plus solides que les autres. Se jeter du toit restait donc la meilleure solution. Il pris l'escalier et s'y rendit, les larmes commençaient à couler tandis qu'il montait toujours plus vite les marches. Il frappa dans la porte et se mit à courir sur le gravier, la pluie lui brouillait la vue, désormais le destin allait choisir, soit il tomberait, soit il resterait les pieds sur terre, le fil se couperait à un moment ou l'autre. Et, à un moment il sentit le vide, sa tête partie la première, c' était donc ça qu'on lui avait réservée, sa gueule explosée contre le toit d'une voiture! Les Moires n'étaient vraiment que des putes! On ne pouvait peut-être pas changer son destin mais on devrait peut-être penser à régler ce problème. Il s'affaissa sous le poids du choc, les vitres explosèrent, les débris se projetant sur le sol. Sa dernière pensée c'est qu'il était désolé pour le propriétaire.

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