samedi 17 mai 2008

Unknow : Chapitre II

Il jeta un coup d'oeil à sa montre, elle affichait quatorze heures. Là où il se tenait, dans la rue, au pied de ce building tout paraissait calme, les voitures circulaient à un rythme normal, presque silencieuses cependant des bruits autour de lui tapaient contre ses tympans et pourtant il se sentait zen, presque dans un état second. Autour de lui des gens sortaient par la porte-tourniquet, ils discutaient ou marchaient seul. La nuit était toujours aussi noire, plus ténébreuse de jour en jour comme si elle sentait que quelque chose n'allait pas. Le monde tournait de moins en moins rond, quelque chose d'étrange se produisait sur la ville, on avait l'impression que toute la haine, toute la rancoeur contenu dans le coeur des gens se traduisaient par la pénombre du ciel. Il décida de franchir la porte, il pénétrait dans l'enceinte du gratte-ciel, tout avait un aspect métallique, rien d'humain. Cette couleur inhumaine semblait jouer sur le personnel, personne ne souriait, tout avait un air distant, éloigné et désagréable. Il montra sa carte à la secrétaire, elle lui indiqua la direction de l'ascenseur. Il rentrait à l'intérieur, tout le monde devait déjà être là haut. Dès que l'incident avait eu lieu, l'hôtesse d'accueil avait contacté les pompiers. Miraculeusement seul le bureau du directeur avait brûlé comme si le feu s'était acharné sur lui et ne voulait pas faire d'autres victimes, le personnel avait dû quitter le bâtiment, les camions de pompiers était arrivé en trombe, ils n'avaient eu aucun mal à contrôler le feu, c'était comme si il ne voulait pas faire de mal, comme si il savait qu'il serait vaincu et qu'il ne voulait pas lutter. La police venait d'arriver et elle constatait les dégâts. Il sortit de l'ascenseur, les collègues l'attendait, comme toujours il avait droit au traditionnel Blanche-Neige mais il s'en fichait. La première chose qui le frappa c'était le contraste entre le bureau de la secrétaire intact et celui du directeur complètement brûlé, noir comme si l'enfer s'y était déchaîné. Il était évident que ce n'était pas un accident, l'incendie avait été prémédité sinon l'étage entier aurait brûlé. Les fenêtres avaient complètement explosé et était retombé au sol, cinquantes mètres plus bas, on sentait un courant d'air froid. Il rentrait dans le bureau et vit le cadavre noir de l'ancien directeur. Son entreprise était une multi-nationale spécialisée dans la vente de software et hardware pour l'auto-gérance de centrales nucléaires. Il était très connu dans le monde entier. Dernièrement l'entreprise avait fait parlé d'elle pour ces suppressions de poste. Sans doute qu'un licenciement abusif avait poussé un salarié à revenir et à montrer la facture à son patron, histoire de le remercier. Le minimum de couleurs qui avaient pu exister auparavant avaient disparus, il ne persistait que le noir, toujours ce noir, à croire que c'était devenu la couleur à la mode cet hiver. L'inspection du bureau venait de commencer, la police scientifique essayait de trouver des indices dans tout ce capharnaüm. Une chose attira soudain l'oeil de Chase, une chose bizarre, en effet l'un des tableaux, le plus petit en fait n'avait pas brûlé, il s'approcha puis l'examina, il n'était pas comme les autres, en effet quelque chose d'étrange ressortait du tableau, premièrement ce n'était pas le genre de tableau qui se trouvait dans ce genre de bureau, qui avait déjà vu une espèce d'arche soutenu comme par magie par une sorte de poisson à queue de poisson dans une telle pièce? Peut-être que c'était un message? Il demanda un sachet à un des agents et mit ce qu'il tenait pour un message à l'intérieur. La thèse de l'accident se discréditait d'elle-même une deuxième fois, il devenait évident qu'on voulait rendre public ce meurtre. Il était bizarre que les membres de l'équipe scientifique n'ait pas remarqué ce détail, il devait être écrit dans leur manuel en première page : Regardez en premier lieu par terre c'est là que se trouve les indices. Je fis la remarque mais personne ne rit. L'impression qui se dégageait de cet endroit, c'était que la personne à l'origine de ce feu voulait être connu et il était clair, ça sautait aux yeux comme une tâche de sang sur un tee-shirt blanc, il ya avait une histoire de vengeance derrière tout ça. Il fallait questionner la secrétaire pour savoir qui était la dernière personne à être entrer dans le bureau. Elle ne put nous décrire qu'une personne puisque c'était la seule avec qui Mr Leto avait rendez-vous. Il avait les cheveux longs, il était grand, portait des lunettes aux verres rouges, était habillé avec une veste de costume noir et un pantalon de la même couleur, il avait mis un tee-shirt noir où l'on pouvait voir un la tête d'un homme coiffé d'un chapeau melon tenant un arc et pointant une flèche vers elle, il sortait d'un triangle, il n'avait pas de cravate, sans aucun doute pour mettre en évidence le dessin. Il était venu pour discuter de la sécurité de l'immeuble qui ne lui semblait pas au point (il avait de toute évidence raison). Soudain l'un des membres de l'équipe scientifique appela un de mes collègues, je me précipitais à mon tour, ils avaient retrouvé des morceaux d'engrais dans les plinthes. Ils avaient s'y retrouvés logés après l'explosion, le souffle avait projeté quelques résidus sur les murs qui étaient ensuite retombés entre les plinthes. Il avait déjà dû venir avant pour répandre correctement l'engrais dans la pièce pour que l'explosion soit assez puissante. Le problème c'est que la secrétaire ne l'avait vu qu'une seule fois, l'explication la plus plausible c'est qu'il s'était introduit la nuit en parvenant à ne pas déclencher l'alarme. Il avait dû escalader le bâtiment, c'était la seule explication rationnelle.

De retour au bureau, Chase n'arrivait pas à s'enlever la preuve qu'il avait trouvé, il était persuadé que c'était une signature pour se rendre célèbre et en plus cela lui rappelait quelque chose. Il décida de chercher sur Internet, il ne se souvenait plus exactement où il avait vu cette chose mais ça lui rappelait son adolescence, il n'y a pas si longtemps en fait. Quand il était plus jeune, sa mère lui avait ramené une vieille console et un jeu de rôle. Il tapa le nom de la console et chercha dans la liste de tous les jeux de rôle celui qu'il cherchait. Il finit après une demi-heure de recherche par trouver, cette chose se nommait Zodiarche, un monstre, une chimère qui avait, dans la mythologie du jeu, été créé par les dieux mais il s'était révèlé tellement puissant et incontrôlable qu'ils décidèrent de l'enfermer à vie dans les tréfonds des ténèbres. Sa puissance était telle qu'il pouvait changer le monde de façon irrémédiable. Il était le gardien des préceptes. Celui qui changeait les lois du monde en déchaînant sa colère.

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