dimanche 7 septembre 2008

Grand Theft Auto IV

Bon pas la peine de vous rappeler ce qu'est GTA le jeu vidéo qui vous met dans la peau d'un gangster, j'en ai déjà parlé et il suffit de lire les journaux pour savoir ce que c'est. Le IV est sorti il y a quelques mois déjà et comme vous le savez j'ai acheté la Xbox 360 cet été avec ce fabuleux jeu. Je l'ai fini il y a maintenant une semaine (juste avant la FAC la classe quand même!) et je dois dire que j'ai été absolument emballé par cet opus. Explications détaillées :
Les premiers tours de roue dans Liberty City (parodie de New-York) sont quelques peu déroutants, la conduite a été revu et corrigé, plus réaliste, plus délicate donc, les voitures ont beaucoup de mal à tourner il faut en effet constamment tourner la caméra dans le sens où on veut aller, très pénible au début mais on s'y fait et dès qu'on maîtrise on s'éclate comme un petit fou. Ce qu'il y a de surprenant dans cet épisode c'est que pour une fois Rockstar a mis le paquet pour nous offrir un rendu visuel impeccable, les personnages sont magnifiquement croqués, la ville respire la vie, chaque passant vaque à ses occupations (sauf si on leur met un pain évidemment!), bref ça grouille de détails et ça change des opus PS2 tout pixelisé. Seulement ça n'empêche pas le jeu de ramer lorsqu'on fout un peu trop le bordel. Le système de visée a lui changé, fini la visée automatique qui rendait les fusillades bordéliques à souhait, maintenant c'est visée libre et c'est franchement bien vu, en plus il y a un système de gestions des dommages assez poussé, en effet tirer dans la jambe de quelqu'un le fera tomber par terre, etc... Si vous avez toujours voulu vivre des fusillades comme dans Heat, vous allez être servi, la mission du braquage de banque est d'ailleurs l'une des meilleurs et c'est là qu'on s'aperçoit des progrès réalisés tant dans la gestion de l'action que dans la mise en scène.
Ensuite le scénario a proprement parlé, c'est là que les efforts ont été les plus gros, fini les héros qui déconnent, ici Niko Bellic est un immigré d'Europe de l'Est et a un passé plutôt lourd. On se rend compte au fur et à mesure qu'il a quelques comptes à régler avec des personnes présentes dans la ville. Ce qui frappe en fait dans ce GTA c'est comment le scénario nous fait passer de l'extase à la douleur, ce personnage est en fait l'un des héros de GTA les plus travaillés, on fait en fait corps avec lui aidé par des choix imposés aux conséquences souvent lourdes (surtout la dernière), lorsqu'on vous demande d'éxecuter quelqu'un et qu'on vous laisse le choix de la laisser vivre ce n'est pas une décision que l'on va prendre à la légère, non surtout pas, il faut savoir ce que l'on veut être, un fumier ou bien quelqu'un qui prend des décisions. Certains trouveront peut-être que j'exagère mais je leur dirait ceci : GTA est plus qu'un jeu c'est une seconde vie, lorsqu'on allume la console on sait dans quoi on s'embarque, c'est plus qu'un jeu, c'est la vie mais en totale liberté, on peut faire ce qu'on veut mais il faut assumer chacun de ses choix sous peine de souffrir. C'est sans doute là que le jeu a le plus changé, on ne s'amuse plus autant durant l'histoire même si il y a évidemment des moments de pure déconnade comme la première qu'on se bourre la gueule et qu'on n'arrive plus à marcher droit ni même à conduire, l'histoire devient dans sa seconde partie tellement noire, tellement réaliste, c'est une tragédie hérité des films de Scorsese, chaque fois qu'on va vouloir aller vers le haut une couille va arriver. A ce titre la fin est un bijou, elle enfonce le clou, à un tel point que lorsque le générique se fini et qu'on se retrouve au pied de la statue de la Liberté on ne sait que faire, tuer des gens, à quoi bon je vais mourir après. Voler une voiture, pourquoi? Pendant quelques minutes on est désorienté, troublé par cette fin où on a tout perdu, seul l'argent vient créditer notre compte et nous montre la victoire mais cette vision matérialiste ne suffira pas à combler le trou qui s'est formé.
GTA a, grâce à cet épisode atteint un niveau d'excellence absolument hallucinant, mature, adulte, abouti, les qualificatifs ne manquent pas pour exprimer à quel point cet épisode est grandiose et ce malgré les défauts techniques. Vivement la suite.

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