samedi 18 octobre 2008

The Fountain

Ben dit donc, ça fait un bail!
Pour fêter ce retour, je vais aujourd'hui parler de mon film préféré tout en essayant de ne pas trop vous spoiler car je vous le dis ce film est un diamant trente-six carats réalisé par l'un des meilleurs réalisateurs qui soient et qui a confirmé son talent à la dernière Mostra de Venise en remportant le Lion d'Or. Bon trêve de bavardages et passons dans le vif du sujet.

The fountain est réalisé par Darren Aronofsky (Requiem for a dream, Pi, The Wrestler). Il met en scène sa femme, Rachel Weisz et Hugh Jackman (mais si vous savez Wolverine dans X-men) dans une histoire intemporelle où la beauté des images fait écho à la dureté du propos.
L'histoire nous propose de nous placer dans trois époques pour voir le combat d'hommes voulant sauver ce qui est le plus cher à leurs yeux et perdant toutes leurs illusions. On commence en 1500 avec Tomas, un conquistador partit à la recherche de l'arbre de la vie pour sauver son pays, L'Espagne menacée par un inquisiteur tyrannique. En 2006, on retrouve Tommy, un scientifique qui tente de trouver un remède à la maladie de sa femme, Izzy. Enfin, dans le futur, nous accompagnons Tom, lui aussi scientifique, dans son voyage jusqu'à la nébuleuse de Xibalba pour tenter de sauver l'arbre de la vie, mais il est hanté par des visions de Izzy.

Le film nous propose donc de suivre les parcours de ces trois hommes tous interprétés par un Hugh Jackman absolument méconnaissable et saisissant de crédibilité.
Ce film est avant tout un voyage, une expérience visuelle et émotionnelle intense, il est pour moi inconcevable de rester de marbre face à un tel bijou. Chaque scène est un régal pour les yeux, tout sonne juste. La caméra de Darren Aronofsky sublime les décors qu'ils soient virtuels ou non, son sens de la mise en scène sonne juste plus d'une fois (cf. la scène où Tommy erre hagard dans les rues, n'entendant rien de ce qui l'entoure) et nous plonge à vif dans ce trip onirique.
Car oui le film est un trip, pour cela il fût rejeter en bloc par toute une partie de la critique résolument conservatrice et préférant se lustrer le poireau devant un Chabrol. La partie dans le futur surtout qui ne devient compréhensible qu'à la fin du métrage. Mais c'est résolument la force du film, ne pas proposer de consensus, tu acceptes le trip ou non mais ne pas accrocher à ce trip est selon moi criminel, après comme dirai l'autre, chacun ses goûts.
Car en effet ce trip est émotionnel, il faut se laisser porter par la musique absolument sublime de Clint Mansell (rien que le morceau "Death is the road to awe" est un morceau de bravoure) et la fin mérite à elle seule le détour, véritable fusion des mythes mayas, elle m'a offert l'une de mes scènes préférées dans un film. Jamais selon moi, l'alchimie entre la musique, les images, le scénario et les acteurs n'aura été aussi parfaite, toute est comme une partition de Mozart, sublime, magnifique, indescriptible tellement cela est parfait.
Je vous laisse sur ces paroles, en attendant essayer de voir ce film, vous ne serez pas déçus.
Bonne soirée !

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