vendredi 13 novembre 2009

Des retours....

Voilà un certain temps que rien n'avait été publié sur ce blog pour diverses raisons, mais notamment ma grande flemme et mon manque d'inspiration...
Aujourd'hui je refais un article pour publier ce que j'appellerais un nouveau jet de Unknown. Désormais le nom a changé, les tenants et aboutissants de l'histoire aussi (un peu). Le cœur est le même, un personnage prend juste beaucoup plus d'importance et devient le personnage principal du roman, et le style se fait désormais à la première personne (sauf pour les prologues), bien plus adapté au style assez débordant dont je fais preuve parfois (débordant dans le sens où je développe les pensées intérieures de mes personnages). Le nom a lui aussi changé, l'ancien faisait trop brouillon, titre de travail, pas clair, désormais vous pouvez appelez cela "The Way The World Ends" et voici le prologue de la première partie (il y en aura quatre, l'ordre étant modifié, Unknown prenant sa place au milieu). Enjoy, or not !

"Il faisait nuit dans la steppe, les nuages avaient laissé leur place à la lune, pleine, elle éclairait de sa lumière blanche et pure un petit campement. C'était un petit village, une dizaine de petites huttes, tout au plus, étaient installés. La nuit était ponctué par des cris d'oiseaux et serait bientôt rejoins par ceux d'une femme. En effet dans l'une des maisonnées se trouvait un groupe de personne et à l'extérieur, était un homme posté devant la porte. Dedans, il y avait essentiellement le mari de la femme et sa sœur. On pouvait aussi voir le vieux chef du village penché sur celle qui allait bientôt accouché. Ses cris déchirait la nuit. Il lui fallut beaucoup de temps pour mettre à bas l'enfant. Le chef coupa le cordon ombilical et donna le bébé à la mère, elle prononça un nom qui s'est aujourd'hui perdu dans la mémoire de son porteur. Son visage de bébé avait quelque chose de mystérieux, ses yeux étaient rouges, un rouge qui ne disparut jamais, certains signes ne trompent pas, ses parents savaient qu'il était différent. Il grandit tranquillement dans ses premières années, restant avec sa mère la majeure partie du temps, son père lui partait à la chasse avec le reste de sa tribu, parfois il partait durant une saison, les laissant seuls, avec le chef.
Il grandit, au milieu de la steppe, les montagnes l'entouraient, il regardait avec fascination ce paysage. Au fond de son être, même s'il ne comprenait pas bien ce qui se passait, il y avait une volonté de changement, il avait l'impression d'être enfermé, prisonnier. Alors, à un moment tandis qu'il jouait avec la terre et des figurines de bois, il émit un soufflement, quelque chose de presque inaudible pour les adultes qui l'entouraient mais suffisant pour que les enfants autour lèvent la tête. Il tapa du poing par terre, soulevant un peu de poussière, puis il donna une impulsion dans ses petites jambes, il se souleva du sol, un peu, mais pas suffisamment pour accomplir ce qu'il voulait. Alors il réessaya, les enfants à côté arrêtèrent de jouer et le regardèrent, ils étaient silencieux, un silence quasi-religieux, spirituel, comme s'ils lui prêtaient leur force. Il continua à se soulever et au bout d'un moment, il se mit debout, puis il trébucha en avant mais eu le réflexe de poser ses mains sur le sol pour ainsi rester sur ses petites jambes dodues. Il donna une autre impulsion et se releva, il avait réussi, il se tenait debout, comme les grandes personnes autour de lui. Il se sentait fier, il bomba le torse. Les autres enfants applaudirent. C'était la première étape pour conquérir le paysage qui l'entourait. Lorsqu'il l'aperçut, le chef se leva de son tapis où il était installé à fumer sa pipe. Il s'approcha d'un pas lent vers le bambin, le souleva du sol puis le regarda, le scruta sous tous les angles comme s'il contemplait quelque objet mystique. Il le reposa alors et se retourna vers les autres membres du village, il parla alors dans une langue aujourd'hui oubliée mais dont on pourrait traduire les mots ainsi :
Ce jeune enfant sera notre chef plus tard, il conduira notre peuple à la victoire. Il vivra et verra le triomphe de notre sang. En attendant, toi, sa mère, tu devras le protéger de tous les dangers qui pourraient lui barrer la route. Tu devras informer son père de ceci et il lui faudra entraîner son fils à se battre, il semble jeune mais en lui sommeille déjà une profonde sagesse. Je connais les prophéties lié à notre peuple, je sais ce qui se passera mais en attendant, vous, ma tribu ne devez rien savoir, vous devez rester dans l'ignorance pour que puisse s'accomplir notre destin.
Sur ce il repartit s'asseoir, la mère de l'enfant courut vers lui comme effrayé qu'il ne lui soit arrivé quelque chose de grave, elle lui tamponna le front avec sa main.
Ne t'inquiète pas, femme, ton fils n'est pas malade, il est porteur de notre destinée à tous. C'est une vie longue et périlleuse qui l'attend. Tu viendras me voir plus tard, je t'expliquerai et tu pourras alors expliquer à ton mari.

Elle resta près de son enfant toute la journée, à aucun moment elle ne le quitta des yeux. Il fallait que son mari rentre, elle n'était rassuré qu'avec lui, là elle se sentait désemparé, non pas de s'occuper de son fils, mais de ce que le vieux chef avait déclaré auparavant. Tout le monde connaissait ses dons de voyance, c'est pour ça qu'il était le chef, on disait qu'un esprit sommeillait en lui et lui donnait parfois accès à des visions du futur, des choses que les autres hommes ne devaient pas savoir et que seul lui était autorisé à connaître. Mais ce qu'il avait dit la préoccupait, comment ce petit garçon qu'elle avait mis au monde il y a deux ans pouvait-il devenir un chef plus tard ? Il venait de se dresser fièrement sur ses jambes, preuve que sa volonté était déjà forte et sa force grande. Ses yeux rouges la fixaient, ce rouge était terrifiant, on avait l'impression d'avoir en face un animal ou quelque démon sortis des histoires que le chef leur racontait parfois. Ils étaient rouges comme le sang d'un homme, pourtant il n'y avait aucune colère ou tout autre sentiment qui en émergeaient.

Il regarda le visage de cette femme, cette personne qu'on disait être sa mère, pourtant quand il regardait tout autour de lui, il voyait bien d'autres gens qui auraient pu être sa mère, en cette saison il n'y avait que les femmes au village, les hommes étaient partis pour la chasse. Il fallait des provisions à la tribu pour l'hiver. La tribu était composé d'une trentaine de membres, quinze couples et le chef qui vivait dans le célibat le plus total. Tout le monde se ressemblait dans le village, les femmes étaient toutes brunes, et elles avaient souvent le ventre gros, ou bien il restait creux. Les hommes, eux, étaient tous taillés dans le roc. Leurs épaules étaient très larges, leurs bras semblaient pouvoir tuer d'un coup une bête sauvage. Les animaux sauvages, d'ailleurs ne s'approchaient jamais du village, il paraissait que c'était le vieux chef qui par des incantations mystiques les repoussait.
Sa mère le confia à une autre femme qui aurait pu être sa sœur, pour aller voir le vieux chef. Elle revint quelques heures plus tard, dans son regard il perçut de la peur, de la fierté, un mélange unique qui le fît se questionner.

Son père revint quelques semaines plus tard. Lui et les autres hommes ramenèrent du gibier pour que l'hiver soit moins rude. Toutes les femmes attendaient, lui, restait entre les jambes de sa mère. Son père s'approcha et le souleva du sol, il était heureux, le bambin, lui, était un peu effrayé, son père était très grand et très fort, il l'avait soulever du sol avec une grande force. Le vieux chef l'appela, il reposa son fils sur le sol et alla vers la hutte de l'ancien. Il l'attendait à l'intérieur, assis sur un tapis de sol, il fît signe au père de s'asseoir, à son tour.
Tu as dû remarqué que ton fils se tenait debout. Tu as aussi remarqué que son regard est toujours empreint de la couleur du sang. Je pense que ton fils va faire quelque chose.
Quelque chose ? C'est-à-dire, serait-ce grave ?
Pas autant que ce qui va nous arriver. J'ai vu notre fin, ******, elle est proche, mon esprit ma fait voir cet enfant comme notre sauveur, je l'ai vu dans mes rêves, il avait grandi mais son regard n'avait pas changé, c'est pour cela que je l'ai reconnu. Il était vêtu avec d'étranges vêtements, son regard était dur, empreint de colère, autour de lui, tout brûlait mais il se tenait au-dessus de cela. Il était perché sur une très grande maison faite dans une matière que je connais pas, cela avait l'air haut, très haut, il pouvait presque touché le ciel. En regardant autour de moi, je vis des corps sans têtes, cinq cadavres décapités. Il tenait les têtes par les cheveux et il disait des choses que je n'ai pas compris, c'était un autre langage. Il va falloir que tu fasses quelque chose pour lui, tu vas devoir lui apprendre à se battre, je sais, il est encore jeune, mais il vaut mieux commencer tôt. Je ne te demande pas cela comme une requête mais comme un ordre. Tu dois lui apprendre à se battre. Cependant pour que son entraînement soit complet, tu dois aussi lui apprendre à chasser, pour ce faire, à la prochaine saison tu l'emmèneras avec toi. Ce sera dur pour toi, encore plus pour lui mais cela est primordial, crois-moi.

Il vit son père ressortir de la hutte. Son pas était lourd, son regard dur, prêt à faire se déchaîner une colère immense. Il entra dans la hutte familiale et en ressortit aussitôt avec deux lames dans ses mains. Il en jeta une par terre, près de lui. Il la regarda, de son regard le plus innocent, puis il leva ses yeux et vit son père en position de combat, il faisait pourtant deux mètres de plus que lui. Son père lui dit de prendre l'épée à côté de lui, ce qu'il tenta de faire, elle était bien trop lourde pour lui. Alors son père lui jeta un poignard, cette fois, il parvint à le tenir. Il en prit alors un à son tour et se mit à genoux sur le sol. Puis d'un geste vif, il attaqua son fils, non pas avec comme but de le tuer ou de le blesser mais pour qu'un geste réflexe se déclenche. Alors, l'enfant sans le prévoir mit son poignard en travers de la trajectoire de la lame et repoussa l'attaque. Ce n'était que le début. Dans les jours qui suivirent, le père fabriqua un mannequin de combat adapté à son bambin de fils. Ainsi il pourrait mettre des coups avec sa plus grande force. En quelques jours, le bois était déjà complètement abîmé, disloqué dans tous les sens, il avait même perdu un bras et sa tête était de travers. Le vieux chef et le père étaient impressionnés par sa force, il n'avait que trois ans et pourtant il semblait avoir dix années de plus. Après s'être entraîné, il souriait, une preuve de sa satisfaction à combattre, même un pantin. Son père préférait attendre qu'il ait grandi pour pouvoir s'entraîner avec lui.
L'hiver commença avec l'arrivée des premiers flocons. Dès lors les êtres habitant dans la steppe se cachèrent. Le vent souffla souvent, confortant les hommes dans leur hutte et les animaux dans leur sommeil. Dans la steppe les hivers étaient souvent rudes, froids, les hommes ne se rencontraient presque pas, ils restaient dans leurs maisonnées.
L'hiver passa ainsi, il fût dure, beaucoup d'enfants n'y survécurent pas, Lui résista, pourtant il avait perdus certains camarades de jeu. Le vieux chef mourut, il était trop vieux et trop fatigué. Malheureusement il n'avait désigné personne pour lui succéder, les signes étaient mauvais, une personne devait prendre sa place. Au début du printemps un conseil eût lieu entre les villageois pour savoir qui lui succéderait, il fallait une personne forte mentalement et physiquement. Il lui faudrait encore passer l'épreuve sacrée. La plupart des gens voulait qu'Il prenne la place, ses parents refusèrent, il était trop jeune et ne mesurerait pas les conséquences que sa fonction entraînerait. De plus le chef avait dit qu'il fallait l'entraîner à se battre et à chasser avant de devenir chef, il savait un peu se battre mais pas chasser. Son père décida alors de l'emmener dès maintenant, ils entreprendraient un long voyage pour trouver des bêtes sauvages. Il venait d'atteindre sa quatrième année et se sentait prêt à tout affronter.
Au retour de cette première année de chasse, la structure de la tribu avait changé. Avant leur départ, un conseil composé des anciens du village avait pris place à sa tête. Mais peu de temps après ce changement un jeune homme de seize ans s'était révélé, alors le conseil l'avait envoyé à l'épreuve, durant un mois il avait disparu, personne ne l'avait vu partir, personne ne l'avait vu revenir. Pourtant lorsqu'on l'avait retrouvé, il était différent. Il leur avait déclaré être leur nouveau chef et le leur avait prouvé par quelques artifices magiques. Le conseil avait donc disparu et laissé la place à la structure ancestrale et ce pour le confort des habitants.
Ce nouveau chef avait beau être jeune, sa maturité surprenait bien des personnes, à commencer par les anciens. Ils avaient vu ce que diriger la tribu signifiait et ils savaient que seul quelques personnes pouvaient exécuter cette tâche. Ils comprenaient que la tâche était délicate à exécuter.
Pendant les trois années qui suivirent, il partit à la chasse avec son père, il apprit peu à peu à débusquer des animaux grâce à leurs empreintes de pas. Il sut comment découper le gibier sur place et comment trouver les bonnes parties, celles à manger et celles qu'ils valaient mieux éviter. Son père lui apprit que, il en allait de même pour les hommes, ils se trouvaient grâce aux empreintes de leurs chevaux. Dès lors qu'il rentrait au campement il se battait, avec son père. Souvent il parvenait à le battre, à vrai dire, leurs forces étaient quasiment équivalentes, seule la taille les différenciaient.
Il avait alors sept ans, il faisait nuit dans la steppe, il faisait aussi chaud, l'été venait de commencer. Tout était calme, pas un seul bruit ne venait troubler cette paix nocturne. Dans le campement, tout le monde dormait paisiblement. Pourtant au loin, une troupe de cavaliers étaient stationnés. Ils restaient sur leurs chevaux, observant la steppe et le petit village qui se dressait au milieu. Ils n'auraient pas cru des personnes vivaient ici, ils se dirigeaient vers l'Ouest. Ils avaient soif de sang et il leur fallait trouver de la nourriture. Leur commandant décida alors qu'attaquer serait la meilleure option. Ils chargèrent alors, ils n'étaient pas de la taille d'une armée mais s'estimait suffisamment nombreux pour vaincre ce village. Leur charge rompit le silence. La terre se mit à trembler.
Alors qu'il dormait profondément, il fût réveillé par son père qui lui dit de prendre une arme et de sortir dehors, des bruits étranges grondaient au dehors et cela l'inquiétait. Ils sortirent tous les deux et virent qu'ils n'étaient pas seuls à avoir été chahuté par les bruits et les mouvements du sol. Une douzaine d'hommes se tenaient près de leurs huttes. Ils regardèrent vers l'horizon et aperçurent une colonne de fumée qui fonçait droit sur eux. En regardant de manière plus précise, certains découvrirent que cette poussière provenaient de chevaux. Sur ces derniers, ils voyaient des hommes armés de torches et d'autres d'épées. En une fraction de seconde, ils comprirent qu'un massacre allait avoir lieu. Les assaillants placés en première ligne lancèrent les bâtons enflammés qui embrasèrent les premières huttes et les hommes se trouvant devant. En quelques secondes le feu prit sa place, certains des habitants n'eurent pas le temps de sortir, ils brûlèrent vifs à l'intérieur de leur foyer. Lui et son père brandirent leurs épées et frappèrent les jambes des chevaux lorsqu'ils passèrent près d'eux. Les autres combattants firent de même. Les cavaliers tombèrent violemment à terre mais il en restait plusieurs. Ceux qui suivirent attaquèrent son père, il était le plus grand, le plus visible, le plus potentiellement dangereux. Il prit des coups d'épée et en donna, mais il tomba. Son corps chuta tel un fardeau. Il ne restait que lui et quelques braves mais déjà le feu encerclait tout le village, il n'y avait aucune échappatoire, ils allaient tous mourir là, dans le seul endroit qu'ils avaient jamais connu. Il se retrouvait bientôt entouré de fumée. Aucun être vivant ne se trouvait autour de lui. Il commença à sentir le feu sur lui, ses pieds s'enflammèrent, puis ses jambes, ensuite son torse, il sentait que tout brûlait en lui, pourtant au début il n'y avait pas de douleur, seulement une sensation étrange comme s'il se trouvait dans une eau chaude, ce n'était ni agréable, ni inconvenant. Pourtant il sentit peu à peu les brûlures s'intensifier, la douleur monta des pieds jusqu'au torse puis elle atteignit la tête. Il sentit son visage se disloquer, fondre à cause de la trop grande chaleur, les flammes étaient de plus en plus proches mais elles ne pouvaient plus le faire souffrir davantage. Son corps tomba dans les flammes qui le dévorèrent.
Les cavaliers survivants regardèrent le spectacle de leur massacre, le chef s'approcha de l'un d'eux et le décapita. Il dit :
Bande d'idiots, vous avez tout brûlé, je vous avais précisé qu'il fallait laisser quelques bâtiments en bon état pour récupérer des vivres, vous n'êtes qu'une bande d''imbéciles assoiffés de sang. Cela causera notre perte.
Sur ce, ils repartirent en espérant trouver un autre village qui cette fois serait à piller.
La pluie commença à tomber, comme si les Dieux du village, furieux du massacre de leurs membres venait éteindre le feu en espérant trouver des survivants, ne serait-ce qu'un. Alors le feu commença à se tarir, les flammes eurent de moins en moins de vigueur. Alors on parvint à distinguer les traces du massacre, toutes les huttes avaient brûlés, plus rien ne tenait debout, on pouvait voir des amas de cadavres là où précédemment il y avait des maisons. Et au milieu des grands hommes, les combattants du village, se trouvait le cadavre d'un petit garçon. Son corps était complètement brûlé, on ne distinguait que les chairs cramoisis sur son petit corps. Soudain, sa main gauche se crispa, puis sa droite, bientôt ce fût tout son corps. Il se releva dans un effroyable hurlement, il n'exprimait pas sa colère mais sa douleur. En même temps que la vie avait ressurgi dans son corps, la douleur avait reparu. Il ne comprenait rien, tout autour de lui, il ne voyait que des cadavres, son père était là, quelque part mais tous les corps se ressemblaient, d'ailleurs il devait leur ressembler aussi. Il ne savait pas pourquoi. Pourtant les paroles du chef lui revenait en tête, voilà ce que les esprits avaient planifier pour lui. Il sentit alors sa colère bouillir, sa douleur aidait, la peine, la haine, ces sentiments contradictoires se mélangeaient en lui. Il voyait la pluie tomber autour de lui mais il ne la sentait pas sur son corps. Il ne cherchait pas à comprendre, il laissa sa colère éclater et alors, il arriva une chose qui le surprit, autour de lui, il vit des lumières danser en l'air, elles se trouvaient au dessus des cadavres mais commençaient à converger vers lui. Il sentit qu'elle rentrait en lui, comme si l'âme des défunts voulaient l'accompagner pour l'aider à surmonter sa peine. Dès lors que chacune de ses boules d'énergie rentrait en lui, il se sentait plus en forme, plus vif, pourtant sa peau était toujours brûlé. Lorsqu'elles furent toutes en son sein, il commença à sentir de l'énergie bouillonné en lui, toute cette énergie brûlait en lui, il lui fallait tout extérioriser, il se mit alors à se soulever du sol, son corps se lova et puis soudain il y eût un déchainement d'énergie, tout ce qui se trouvait autour de lui vola en morceaux, les cadavres disparurent à l'horizon, emporté par le souffle.
Il retomba sur le sol, doucement, il se sentait mieux désormais. Ses yeux rouges brillaient dans la nuit tombante.

Il se réveilla en sursaut, il était dans son lit. Pourtant il n'avait pas rêvé, ce qu'il avait vu s'était réellement produit. Il s'en souvenait. Il s'assit sur le côté de son lit et se prit la tête entre les mains, il attendit quelques minutes, le temps de reprendre ses esprits. Il se leva, il était nu, comme il l'avait été cette nuit-là, les seuls choses qui le couvraient étaient ces petites barres accrochées tout le long de sa colonne vertébrale. Il alluma la lumière de la pièce puis se dirigea vers la fenêtre. De là il contempla le monde qui l'entourait. Il alla s'asseoir et prit un petit magnétophone.
« Je ne sais même pas pourquoi je fais ça, peut-être que la période me fait réfléchir. Peut-être, suis-je en train de penser que je vous dois des explications. Ou alors tout simplement que je veux laisser un témoignage, quoi qu'il en soit, je veux raconter ma vie et notre combat avant que son terme n'arrive. Toujours plus de ténèbres, tel était notre mot d'ordre, la société nous en donnait à chaque loi qu'elle faisait, chacune de vos actions en produisaient. J'étais là quand cela a émergé et je n'ai rien fait, qu'attendais-je ? Que se passait-il dans ma tête ? Ce sont des questions légitimes que vous pouvez vous poser. J'ai certaines réponses, peut-être, à vrai dire, je ne sais pas, je ne me comprends pas toujours, mon existence a été parsemée de choix difficiles. Je ne peux vous assurer que chacun d'entre eux était réfléchi, ni même justifiables. Je vais vous raconter mon histoire, ma naissance importe peu, à vrai dire, je n'en ai que peu de souvenirs clairs, juste des brides qui m'apparaissent parfois. Ce qui vient après est plus important."

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