vendredi 4 décembre 2009

Chapitre II The way the world ends

Comme je remarque que le chapitre risque d'être excessivement long (surement le plus long que j'aurai écrit jusque là), je vous propose la première partie, il y en a aura peut-être trois, ou seulement deux, je ne sais pas trop encore, la trame est dans ma tête mais à l'écrit j'ai tendance à en tartiner trois tonnes, surtout lorsque la période historique est celle-là. Ici, notre ami immortel nous raconte sa rencontre avec Arthur Pendragon. Le chapitre s'appelle donc sobrement : Arthur (rien à voir avec les minimoys de Luc Besson donc).


Ainsi les années passèrent, je continuais à vivre de mon exploitation agricole, parfois je m'entrainais au maniement de l'épée, perpétuant ce que mon père m'avait autrefois enseigné. Les choses avaient quelque peu changé en Bretagne. Les peuples autochtones se rebellaient peu à peu contre l'Empire Romain qui lui tentait par à peu près tous les moyens de contenir l'invasion. Notamment en tentant de retrouver le fils illégitime d'Uther Pendragon, l'ancien Roi du domaine de Bretagne, afin de le placer sur le trône de Bretagne.
Comment ça, vous croyez que je suis sur le point de vous raconter la légende d'Excalibur ? Non, je vais vous raconter celle qu'il y a en dessous, la véritable, celle d'Arthur Pendragon.
La première fois que j'ai entendu parler de lui, c'est quand un druide est venu me voir sur mon lopin de terre, il venait m'informer que le fils Pendragon allait bientôt revenir sur sa terre natale et qu'il cherchait à former une armée pour débouter les armées romaines définitivement du royaume. Pour cela il voulait des gens exceptionnels, capables de se distinguer des autres par un fait d'arme extraordinaire. Et voilà comment j'en suis arrivé à rencontrer Arthur. C'est essentiellement pour ça que j'ai repris mon entrainement à l'épée, j'avais beau être immortel, si je ne savais plus me battre, cela ne servirai à rien. J'allais dans la forêt, mon père adoptif m'avait laissé une épée, certes la rouille l'avait un peu envahie, mais elle me permettait de m'entrainer. Le village possédait un forgeron, mais son incapacité à forger une lame tranchante m'avait consternée, lorsque je me déciderai à accomplir mon fait d'arme, j'irai moi-même forger une lame. Pour le moment, je combattais contre des arbres, je rééduquais mon corps à l'effort, des coups de poing dans les troncs, de la course à travers les bois, je développais mes muscles. Je me souvenais du jour où mon aura avait explosé, j'essayais de le ré exploiter sans succès, si je pouvais avoir cette force à nouveau, j'écraserai surement un campement romain à moi seul. Cela dépendait peut-être de ma volonté, cela faisait près de cinq cents ans que c'était arrivé.
Avec l'épée je tentais de couper les morceaux de bois, mais la rouille s'était tellement propagée que la lame ne pouvait même plus trancher une brindille. Je repartis vers le village, me dirigeant chez le forgeron. Celui-ci me vit entrer dans son magasin, je fonçais vers le matériel nécessaire au forgeage. Il voulut m'en empêcher mais mon regard suffit à lui faire faire demi-tour. Dans le village les gens me considéraient comme un ermite, quelqu'un de reclus, qui habitait là depuis des années, personne ne me connaissait vraiment, les anciens dires s'étaient taris, seuls mes yeux rouges inquiétaient toujours. Je passais une journée à forger la lame, je me rappelais à peu près de la forme de celle que j'utilisais petit, ce souvenir me permit d'en forger une solide, pas trop lourde et surtout suffisamment tranchante pour que les têtes tombent. Sur le pommeau j'inscrivais « Elaine », elle m'accompagnerait pendant mes batailles, à chaque fois que je serrerai l'épée, son souvenir se rappellerai à moi. Je repartis dans la forêt, cette fois, je pris un morceau de bois et le découpa sur place. Un coup de poing dans un autre laissa un trou béant au milieu. Je ressentais la force à travers les pores de ma peau, un frisson me parcourut, j'étais à nouveau enivré, l'envie du sang se réveillait. Cela n'était pas comparable à mon explosion d'aura mais cela suffisait amplement pour le moment.
« A seven nation army couldn't hold me back » comme le chantait les White Stripes.
La fièvre du meurtre parcourait mon cerveau, cette lame était faite pour moi. Certaines légendes racontent parfois que si l'on s'investit corps et âme dans le forgeage d'une arme, une partie de notre être se transmet dans cette dernière. Depuis ce jour, j'ai appris à forger des lames de toutes sortes, ce qui me serait utile plus tard, dans ma tour était disposé un nombre conséquent d'armes blanches, la plupart était mon œuvre. J'ai toujours préféré ces dernières aux armes à feu, il y a plus d'investissement, avec un pistolet, vous mettez en joue et vous faites feu, vous ne tuez pas de manière directe, vous ne vous imprégnez pas de la substance de votre ennemi, la balle fait tous les dégâts à votre place, l'intérêt est profondément réduit, non ?
Les romains ne nous avaient jamais vraiment dominé, la cohabitation était plus pacifiste que lors de mon séjour à Jérusalem. Je n'avais rien contre eux, il fallait juste prouver à Arthur que je pouvais combattre avec lui, pourquoi ? Cette vie m'ennuyait profondément, passez vous aussi quasiment trois cents ans à cultiver la terre, vous verrez si vous n'êtes pas ennuyé à la fin. Enfin votre état ne vous le permets pas. Je rêvais d'une vie plus remuante, une vie qui me fasse découvrir du pays, que je m'insère dans un groupe.
Il me fallait trouver quelque chose à faire, tuer des romains étaient à mon avis la meilleure chose à faire pour prouver ma valeur, pas juste un petit groupe mais une garnison entière. Il y en avait une pas très loin de chez moi, il me fallait juste une bonne raison pour aller les voir et les éliminer. Je pourrais m'y rendre sous prétexte de vendre des légumes, ou bien pour me plaindre des autres villageois, ou alors j'irai sans aucun prétexte, l'épée serrée et prêt à en découdre, la nuit serait le mieux. Je choisis cette dernière option. L'avantage avec les attaques éclairs c'est qu'il n'y a pas vraiment besoin de préparation, surtout quand en plus vous êtes immortel, vous êtes inattaquable. Je continuais à m'entrainer dans la forêt durant la journée, les arbres gardaient les cicatrices des coups de poing, mes courses s'intensifiaient, devenant de plus en plus longues, de moins en moins épuisantes.
Je me sentais prêt à accomplir mon fait d'arme, je pris mon épée à la tombée de la nuit et je partis. La marche était quelque peu longue jusqu'au camp romain, c'était une petite installation, les soldats n'étaient pas méchants, ils faisaient leur vie à côté de la nôtre, s'employant à nous laisser tranquille. Je crois qu'ils en avaient marre de cette vie, le climat ne leur convenait pas, ils ne comprenaient pas les tracasseries politiques à l'origine de ce stationnement, et ne voulaient pas les comprendre, ils en avaient juste marre. Je ne leur en voulais pas de stationner ici, je n'étais pas plus breton que je suis aujourd'hui américain, seulement j'avais une soif de sang insatiable, je voulais tuer, et quitte à exécuter des gens, autant que cela soit utile à quelque chose. J'aimais marcher, depuis le temps j'aurai pu détester, mais non, cela m'aidait à réfléchir, mes pensées s'agitaient grâce à la marche, aujourd'hui c'est la musique qui me fait ça.
J'arrivais au niveau du camp, mon épée à la main, il me fallait aller vite, les deux gardes à l'entrée devaient être éliminés rapidement, sans bruit. Je m'approchais d'eux, en voyant mon épée ils devinrent méfiants.
Que veux-tu, paysan ? Demanda l'un d'eux.
Je ne fais que passer. Répondis-je
Ce fut les derniers mots que je prononçais avant de le tuer, je planta l'épée dans son ventre, immédiatement je la sortis et fit volte-face afin de trancher la gorge de son camarade. Le sang commençait déjà à couler, je sentais que mes yeux rouges s'animaient dans l'obscurité, mon corps était tendu, rempli d'énergie. J'avançais dans le camp, je décidais de procéder de manière successive, à chaque tente j'éliminerai les soldats présents et me dirigerai vers la suivante, je laisserai un survivant afin que l'on sache ce qui venait d'être accompli. Je rentrais dans chacune, semant plus de sang sur mon passage à chaque fois, celle du chef était bien visible, c'était la plus grande et la plus belle, je décidais de m'en occuper immédiatement laissant la dernière tente de soldats pour la fin. Je rentrais l'intérieur, comme on pouvait s'en douter, il était seul, dormant dans son lit, je ne fis pas de manière, je m'approchais doucement de lui, soulevant le voile qui protégeait les devants et les côtés du lit, j'empoignais mon épée, inclinant la pointe de la lame vers le bas et je la plantais d'un coup sec dans son estomac, ce de manière répétée. Je ressortais, la lame était rouge de sang, il me restait encore une tente de soldats à nettoyer, je pénétrais à l'intérieur, les soldats avaient dû entendre des bruits et s'étaient alertés car ils se tenaient au pied de garde. Quand ils me virent entrer, leur regard se braqua sur mes yeux, la panique les consumait, ils ne pouvaient plus parler, ils étaient comme figés. Je me précipitais vers eux, l'épée brandi, je mis un coup au premier, sa tête vola à travers la pièce, son corps s'écroulant avec pour seul témoignage de la fin de vie, un filet de sang au niveau de la coupure. Les autres sortirent leurs épées et se mirent à m'attaquer, ils combattaient sous l'effet de la peur et de la colère, leurs coups étaient imprécis, les esquives faciles, ils étaient trop lents pour moi, je plantais ma lame dans celui qui me faisait face, en la retirant, je la retournais pour la planter dans un autre placé derrière moi. Il n'en restait que trois, donc encore deux à tuer, l'un échappa à ma vigilance et me mit un coup dans l'épaule droite, la lame se retira emportant un peu de mon sang, je répliquais en lui assenant un coup dans la gorge, la lame plantée de manière rectiligne à l'intérieur, je la retirais par le haut de façon à couper la tête en deux dans le sens de la hauteur. Le dernier sur ma liste tenta de me décapiter mais je fis une esquive suffisamment rapide pour que le coup parte dans le vide et le soldat avec, il tomba sur le sol, face contre terre. Je soulevais mon pied et lui écrasa la mâchoire d'un coup violent et direct. Désormais il n'en restais qu'un, je tenais toujours mon épée dans la main, et j'avançais vers lui, il se mit à genoux et implora ses dieux que je l'épargne.
Regarde-moi, je vais te laisser partir, mais à une condition: partout où tu passeras, tu parleras de ce qui vient de se faire ici. Tu diras que Perceval a vaincu une garnison entière de romains et que tu en as réchappé pour pouvoir raconter cela. Tu as compris?
Pour seule réponse j'eus droit à un signe de tête affirmatif. Je le lâchais et sans demander son reste, il s'enfuit. J'attendis quelques minutes avant de repartir, je venais de commettre un véritable massacre sans raison apparente, mes premiers meurtres avaient fait appel à la loi du talion, ceux-là ne faisaient appel qu'à une soif de sang et de reconnaissance. Je ne m'en formalisais pas plus que ça à l'époque, c'est surtout aujourd'hui que j'en ressens des effets.

Quelques semaines après mon fait d'arme, un jeune homme me rendit visite, il avait à peu près mon âge, il était brun, avait les cheveux court dans tous les sens, possédait une barbe très longue. Il vint vers moi, il ne dit pas ce qu'il me voulait, je l'invitais à entrer chez moi.
Vous voyagez à travers le territoire breton ? Lui demandais-je.
Oui, un voyage secret, je pense que vous voyez qui je suis, je n'ai pas besoin de me présenter. Vous savez, celui que les romains cherchent pour enfin être tranquille en Bretagne, me voilà, sauf que je n'ai pas vraiment l'intention de me soumettre aux romains, leur éducation m'a été favorable, mais j'ai bien l'intention de décréter l'indépendance de la Bretagne.
Et en quoi je peux vous être utile ?
Pardon ? Je ne suis pas censé me trouver en face de Perceval, le même qui a décimer une garnison romaine non loin d'ici.
Qu'est-ce qui vous fait croire cela ? J'ai une tête à décimer des soldats ?
Pas vraiment ça c'est sûr, quoique vos yeux rouges sont troublants. Je le sais parce qu'un soldat a fait passer ce message, et il a bien décrit vos yeux rouges, il tremblait rien qu'à leur souvenir dit-on. Vous voulez me faire croire que vous avez un jumeau avec les mêmes yeux que vous et qu'il s'appelle comme vous ?
Non, c'est bien moi qui ait décimé ces romains.
Pourquoi vous avez fait ça ? Vous voulez l'indépendance de la Bretagne, ou alors vous cherchiez juste un peu d'action ?
Je n'ai pas de réponse à vous apporter, sans doute un peu des deux. Je ne suis pas breton, en fait c'est une très longue histoire et vous croiriez surement que je suis fou. L'indépendance de la Bretagne m'intéresse mais pas au plus haut point, je n'aime pas vraiment les romains, mais là encore c'est une longue histoire, pour faire court, lors d'un voyage, des romains m'ont capturé et torturé pendant des semaines. Si je cherche à faire parti de vos compagnons, c'est surtout parce que cette vie m'ennuie au plus haut point, être fermier n'est pas vraiment exaltant.
Bien, vous en faites partie si cela vous intéresse toujours.
Et comment pouvez-vous me prouvez ce que vous venez de dire ? Vous ne deviez pas ramener une épée avec vous ?
Vous voulez parlez d'Excalibur ? Non, je ne l'ai pas encore. Il me faut aller sur l'île pour la récupérer, si je suis venu vous voir c'est aussi pour vous conviez à une réunion, l'épée se trouve encore dans son rocher, je dois aller la retirer, mais je souhaite que le peuple de Bretagne voit son Roi, après nous pourrons expulser les Romains. Je vais aller trouver vos collègues et j'espère que vous viendrez. Je vous laisse réfléchir à ma proposition et j'espère vous revoir là-bas.
Il repartit en m'adressant un dernier regard, je remarquais alors ses yeux verts, malgré l'obscurité de ma maison il brillait comme en plein soleil, on eut dit qu'il voulait me faire comprendre qu'il était sincère et sérieux. Je restais chez moi, j'étais impressionné par la franchise dont cet homme avait fait preuve, il ne faisait aucun doute de sa sincérité.

Je mis les pieds sur l'île quelques mois plus tard, un message m'était parvenu, je devais me rendre en Cornouailles pour assister au triomphe d'Arthur. Les choses étaient peu différentes du continent sur l'île, le temps y était tout aussi mauvais, les gens tout aussi accueillants. Une importante masse de personnes étaient présentes, venus de toute la Bretagne. Une immense tente se dressait sur une colline, je marchais dans sa direction. Arrivé là-bas, je vis plusieurs soldats, tout habillé dans de vieux habits de paysans, sauf un qui portait une armure et un habit blanc qui jurait parmi le gris ambiant. Ils me regardèrent de façon bizarre en voyant mes yeux, Arthur sortit à ce moment, il portait les mêmes vêtements que lorsqu'il était venu me visiter. Il les rassura en me présentant, parmi eux on trouvait Bohort, Galaad, Lancelot (habillé en armure), Gauvain, Léodagan, Yvain, Méléagant et Caradoc. Il partit vers la côte. Les autres continuèrent à me dévisager jusqu'à ce que l'un d'eux prenne la parole.
Alors vous aussi vous vous joignez à cette quête ? Me demanda Bohort
Quelle quête ? Je suis surtout venu assister à la cérémonie, si mon aide est la bienvenue je vous l'offrirai.
Comment, vous ne connaissez pas le véritable dessein d'Arthur ? Il est élu par les dieux, ils l'ont choisi pour trouver le Graal. Me répondit Bohort, empreint à la fois d'excitation et de consternement
Vous venez de quel trou pour pas connaître ça ? Demanda Léodagan
D'Armorique, je me fiche du folklore local, je ne viens pas d'ici.
Ah bien, et vous voulez voir à quoi il ressemble le folklore local ? Me rétorqua Léodagan sur un ton hautain.
Pourquoi pas après tout, si je me joins à vous je devrais surement voir de quoi il en retourne.
Suivez-nous, me lança Lancelot.
Ils m'amenèrent devant un rocher, il était jonché sur le haut d'une colline, arrivé au sommet était compliqué, on aurait dit que ce simple espace était une enclave disposant de conditions météorologiques propres. En effet un vent violent et froid y soufflait. Nous arrivâmes devant le rocher, Léodagan prit la parole:
Voilà à quoi il ressemble le folklore local, c'est beau, une épée dans un foutu rocher et aucun peigne-cul n'a été capable de l'enlever, à part l'autre débile qui se prétend roi de Bretagne.
Attendez, vous n'êtes pas censé avoir accompli un fait d'arme extraordinaire pour lui montrer votre allégeance ? Lui demandais-je.
Ah non, moi, monsieur Perceval, ma fille s'en est entichée et il m'a proposé de rejoindre son machin. Comme je voulais pas rester à l'écart, parce que normalement c'est moi le roi, enfin l'intendant mais c'est pareil, j'ai décidé de le suivre. Même si je suis toujours pas convaincu. Tiens vous avez qu'a essayer vous, vous êtes le seul à pas l'avoir fait, nous on a tous essayé, on a échoué.
Si ça peut vous faire plaisir, messire! Rétorquais-je sur un air narquois.
Je pris le manche de l'épée, à son contact une frénésie s'empara de mon corps, une sorte d'extase que je n'avais jamais connu, même avec elle. Je tentais de la bouger et là je sentis un léger mouvement.
Oups, dis-je simplement
Que se passe t-il ? Demanda Bohort.
Je crois qu'elle bouge, répondis-je.
Eh bien qu'est-ce que vous attendez enlevez-là ! S'emporta Léodagan. Les autres protestèrent
Je ne vais pas la retirer, la seule personne qui doit pouvoir le faire c'est Arthur. Nous devons laisser cela ainsi, si les gens voient qu'un autre peut enlever Excalibur, ce sera fichu. Si vous n'êtes pas d'accord allez vous faire voir, je ne la retirerai pas.
Pour qui vous vous prenez, vous êtes nouveau parmi nous et vous voulez prendre une telle décision seul ? Je ne suis pas d'accord. J'imagine ne pas être le seul dans ce cas de figure ? Demanda Léodagan.
Je suis assez d'accord avec Léodagan, nous devons prendre une décision collective, si nous commençons déjà laisser de telles décisions dans les mains d'une seule personne, cela ne sert à rien que nous rejoignions la cour d'Arthur. Proposa Yvain.
Procédons à un vote dans ce cas-là. Renchérit Bohort.
Nous procédâmes au vote, la plupart des chevaliers refusèrent que je retire l'épée du rocher, seuls Léodagan et Caradoc contestèrent la décision générale. Je retirais mes mains du pommeau et partit vers Léodagan.
Si vous voulez vous battre, allez-y, je vous attends. Me dit-il.
Je ne voudrais pas blesser le futur beau-père du Roi. Rétorquais-je.

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