Comme le cinéma c'est un peu ma grande passion, je fais mon top de l'année dans cette matière, surement aussi le flop. Bon, évidemment c'est pas exhaustif et hautement subjectif mais voilà.
Allez, on y va :

David Fincher signe encore un chef d'œuvre, croisement entre Fight Club et Zodiac (donc ses meilleurs films), portrait d'une génération au bord de la déchéance sociale, portrait d'un connard qu'on pourrait prendre pour un Kane numéro 2. C'est fort, les dialogues font mouche, la réalisation de Fincher est sobre, clean, très belle. Et il faut citer la musique de Trent Reznor, le leader de Nine Inch Nails (oui, c'est chiant à dire, essayer dix fois de suite, très, très vite) qui sied à l'ambiance du film.

Là, celui-là, personne ne le connait, personne ne l'a vu, normal en France, on a des distributeurs qui, quand ils ne connaissent pas, ne font pas de promo.
Scott Pilgrim, c'est l'adaptation d'un comics de Brian Lee O'Malley, un canadien complètement geek qui a mélangé sa passion pour la geek culture et une histoire romantique. L'histoire, justement, non parce que celui-là faut le voir, bardel ! Scott Pilgrim est un loser de 23 ans qui se remet d'une rupture difficile. Pourtant, il va retrouver l'amour grâce à une fille complètement déjantée aux teintures toutes plus funky les unes que les autres, elle a juste un gros défauts : sept ex qui veulent tuer Scott Pilgrim.
De là, on a donc une histoire touchante, aux idées visuelles toutes plus folles les unes que les autres. En plus, la BO à base de rock garage est excellente (écoutez Black Sheep de Metric, c'est de la dynamite et de la bonne humeur en barre).

Oui, je suis un grand gosse mais quand Pixar parle de la mort à travers des jouets qu'on abandonne, qu'on vibre plus que devant la majorité des films de l'année, qui sont eux, avec de vrais gens, ça mérite d'être signalé, voilà, j'ajoute pas plus si ce n'est que Pixar c'est décidément les maîtres de l'univers.
4 - Inception
Bon, celui-là est un peu incontournable, c'est le chou-chou de tout le monde, ze film über hype. Nolan ne nous dresse certainement pas son chef d'œuvre, selon mon humble personne, "Le Prestige" est encore plus jouissif dans sa métaphore sur le cinéma à travers le prisme de la magie, pour autant, l'approche très cartésienne, très mathématique, très Nolanesque au final sur les rêves est nouvelle, rare au cinéma où l'on a plus l'habitude de grand délires visuelles comme dans "Paprika" ou le sublime "Eternal Sunshine of the Spotless Mind" de Michel Gondry, le grand, l'inimitable Gondry.
Nolan va quand même multiplier les effets de montage grâce à la géniale idée des niveaux de rêves. Le problème serait certainement l'aspect ultra froid de l'œuvre, l'histoire entre DiCaprio et sa femme ne distille pas vraiment d'émotions, mais après tout ce n'est pas le but premier de l'œuvre donc je n'arrive pas vraiment à lui porter préjudice pour ça.
5 - Summer Wars
Le petit bijou de japanim' de l'été, miroir de la société japonaise entre tradition et modernité.
6 - Kick-Ass
Le film de super-héros de l'année, adaptation d'un comics de Mark Millar, un film complètement fou où, pour une fois, Nicolas Cage ne joue pas comme une tanche et n'a pas une coupe de cheveux complètement débile.
7 - Green Zone
Film d'action du réalisateur de "La Mort dans la peau" et de sa suite. Le film va à 100 à l'heure mais offre également un point de vue fermement critique sur la politique américaine pour intervenir en Irak en créant les fameuses Armes de Destruction Massives. Le dernier plan est à ce titre, magnifique et très lourd de sens. Bravo à Matt Damon, le cinéma américain prouve qu'il peut conjuguer divertissement populaire et œuvre engagée.
8 - Shutter Island
La rencontre entre un grand réalisateur qui s'était bien écroulé ces dernières années ("Gangs Of New-York", gros bouzin indigne de Scorsese aux relents clipesques qui parasitent le film, sans souffle épique, ni rien: "Les Infiltrés", grosse daube parasité par Nicholson qui cabotine à mort et un scénario sans queue, ni tête; entre, il y aura quand même eu Aviator, une œuvre monstrueuse, porté par un très bon DiCaprio). Bref, revenons à nos moutons, Shutter Island, c'est le meilleur rôle de DiCaprio dans toute sa carrière, une réalisation exemplaire de Scorsese et un scénario retord aux tréfonds de la folie.
9 - Monsters
Un film à petit budget, rapidement qualifié (à tord) de "District 9 anglais". Là où ce dernier versait dans le spectacle pyrotechnique et le délire outrancier, "Monsters", se pose comme un film sobre, calme, souvent semblable à du Terrence Malick (vite "Tree Of Life", bordel, vittttttteeeee !!!!; désolé, c'est les nerfs). Après, c'est un film quitte ou double, soit vous aimez les personnages et alors le film passe tout seul, soit vous les détestez et c'est mort. Pour ma part, j'ai trouvé les personnages principaux touchants, leur histoire est émouvante, sobre, traité avec calme.
Mention spéciale qui fait office de 10ème :
Enter the Void : un film abscons mais à la mise en scène impressionnante. Gaspar Noé prouvait avec "Irréversible" (en mieux maitrisé, certes) qu'il tenait beaucoup d'un certain Stanley Kubrick, il le confirme là encore. Sa caméra virevolte, fusionne avec nous pour nous faire vivre le film.
Sinon, on trouvera aussi des grosses purges cette année : Predators, The Killer Inside Me, Adèle Blanc-Sec (Luc, le jour où tu mourras, tu me manqueras, je ne pourrais plus te critiquer pour rien). Mais la bouse la plus infâme, la merde intersidérale de l'année, c'est bel et bien "Le Choc des Titans", je n'écrirai rien sur cette purge, ça mérite juste que l'on vomisse sur le boitier dvd/ blu-ray à chaque fois qu'on le croise dans les magasins.

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